Maladies du teckel : les 7 pathologies à surveiller

Votre teckel vous accompagne au quotidien, partage votre canapé, vous regarde avec cette expression unique qui mêle malice et fidélité. Pourtant, derrière sa robustesse apparente, cette race présente plusieurs prédispositions médicales documentées par la recherche vétérinaire internationale. Connaître les maladies du teckel les plus fréquentes, c’est gagner un temps précieux face aux premiers signes d’alerte. Voici sept pathologies à intégrer à votre vigilance, fondées sur des sources scientifiques sérieuses : Royal Veterinary College de Londres, hôpital vétérinaire FREGIS de Paris, Société Centrale Canine, et publications vétérinaires de référence.

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Maladies du teckel : pourquoi cette race est particulièrement exposée

Le teckel descend d’une sélection séculaire orientée vers la chasse en terrier. Ce travail exigeait une morphologie unique : corps allongé, pattes courtes, cage thoracique développée. Cette forme, scientifiquement appelée chondrodystrophie, vient avec une contrepartie biologique. Les disques intervertébraux dégénèrent prématurément. Certains gènes liés à la morphologie portent aussi des fragilités secondaires.

Le caractère teckel, courageux et déterminé, complique parfois la détection des symptômes. Beaucoup de teckels masquent leur douleur pour ne pas paraître diminués, héritage direct de leur passé de chien de chasse souterrain. Vous devez donc apprendre à lire les signaux faibles : raideur matinale, baisse d’entrain, modification de l’appétit, changement de posture, regard moins vif.

1. La hernie discale (IVDD)

Parmi les maladies du teckel, la hernie discale reste la plus redoutée. L’étude DachsLife 2015, menée par le Royal Veterinary College auprès de plus de 2 000 chiens, a établi qu’entre 19 et 24 % des teckels développent des signes cliniques au cours de leur vie. Leur risque est 10 à 12 fois supérieur à celui des autres races.

Les symptômes vont du simple refus de sauter à la paralysie soudaine des membres postérieurs. Une démarche raide, un dos voûté, des tremblements, des plaintes au toucher doivent vous alerter immédiatement. Toute suspicion impose une consultation d’urgence : les premières 24 à 48 heures conditionnent le pronostic. Pour aller plus loin, consultez notre dossier dédié sur la hernie discale du teckel.

2. Le syndrome de Cushing

Le teckel figure parmi les races prédisposées à l’hyperadrénocorticisme, plus connu sous le nom de syndrome de Cushing. Cette pathologie hormonale, généralement liée à une tumeur hypophysaire bénigne, provoque une sécrétion excessive de cortisol par les glandes surrénales. Elle fait partie des maladies du teckel qui se déclarent en général après 7 ans.

Les signes apparaissent progressivement : soif intense, miction abondante, ventre distendu, perte de poil sur les flancs, peau fine et fragile. Si vous remplissez sa gamelle d’eau deux fois plus qu’avant, ne tardez pas. Un diagnostic précoce, posé par dosages sanguins, permet un traitement médicamenteux efficace qui prolonge sa qualité de vie de plusieurs années.

3. L’endocardiose mitrale

Selon plusieurs publications vétérinaires, la maladie valvulaire dégénérative mitrale est la pathologie cardiaque la plus fréquente chez cette race. Elle touche particulièrement les chiens âgés de plus de 5 ans. La valve mitrale, qui sépare les cavités gauches du cœur, s’épaissit progressivement et fuit, surchargeant le travail du muscle cardiaque.

Au début, votre teckel ne montre rien. Puis apparaissent une toux sèche, surtout la nuit ou après l’effort, une fatigue à l’exercice, parfois une syncope. Un simple examen au stéthoscope chez le vétérinaire suffit à détecter le souffle cardiaque caractéristique. Un suivi annuel après 5 ans est donc indispensable. Les traitements actuels, notamment le pimobendane, retardent significativement l’insuffisance cardiaque congestive.

4. L’atrophie progressive de la rétine (PRA)

Le teckel, particulièrement dans sa variété à poil long, est prédisposé à l’atrophie progressive de la rétine, une maladie génétique évolutive qui conduit à la cécité. Elle est documentée par la base Genodog de la Société Centrale Canine. Parmi les maladies du teckel d’origine héréditaire, c’est l’une des plus largement testées en France.

Vous remarquerez d’abord une vision nocturne dégradée. Votre teckel hésite dans les pièces sombres, se cogne contre des meubles déplacés, refuse les sorties au crépuscule. La pupille devient anormalement réflectrice. Aucun traitement curatif n’existe à ce jour, mais un test génétique permet aux éleveurs sérieux d’écarter les reproducteurs porteurs avant toute saillie.

5. L’épilepsie idiopathique

Selon les données rapportées par l’hôpital vétérinaire FREGIS de Paris, l’épilepsie idiopathique est considérée comme une affection héréditaire relativement fréquente chez le teckel. Les premières crises apparaissent généralement entre 6 mois et 6 ans. Elle compte parmi les maladies du teckel d’origine neurologique les mieux documentées.

Une crise typique se manifeste par une perte de conscience, des convulsions des membres, une salivation excessive, parfois des pertes urinaires. La durée moyenne est de une à trois minutes. Restez calme, écartez les obstacles, chronométrer la crise. Une consultation rapide permet d’instaurer un traitement antiépileptique adapté, généralement à vie, qui réduit fortement la fréquence et l’intensité des épisodes.

6. L’obésité

L’étude DachsLife 2015 a révélé que près de 43 % des teckels du panel étaient en surpoids selon leurs propriétaires, et la réalité serait encore plus élevée. L’obésité n’est pas qu’un problème esthétique. C’est une maladie à part entière, et la porte d’entrée vers la majorité des autres maladies du teckel.

Le surpoids multiplie le risque de hernie discale, aggrave l’arthrose, favorise le diabète, alourdit le travail cardiaque. Concrètement, posez vos mains sur les flancs de votre teckel : vous devez sentir ses côtes sans appuyer. Si vous devez chercher sous une couche de gras, agissez sans tarder. La pesée mensuelle et le contrôle précis de la ration du teckel sont les deux outils les plus efficaces pour le ramener au poids idéal.

7. La maladie parodontale

La morphologie du crâne du teckel implique une mâchoire compacte où les dents sont souvent rapprochées, parfois chevauchantes. Cette configuration favorise le dépôt de plaque, le tartre, puis l’infection des gencives. Sans intervention, la maladie parodontale peut entraîner la perte de dents, mais aussi des complications cardiaques et rénales par dissémination bactérienne dans la circulation sanguine.

Brossez les dents de votre teckel plusieurs fois par semaine avec un dentifrice spécifique canin. Un détartrage sous anesthésie tous les un à deux ans, prescrit par votre vétérinaire, complète la prévention. Inspectez régulièrement ses gencives : elles doivent être roses, fermes, sans saignement lors d’un contact léger.

Une vigilance qui prolonge sa vie

Comprendre les maladies du teckel n’a rien d’angoissant : c’est au contraire le meilleur cadeau que vous puissiez lui offrir. La majorité de ces pathologies se détectent tôt, se traitent, ou se compensent durablement avec un suivi adapté. Un teckel suivi, pesé, observé et examiné chaque année par un vétérinaire vit en moyenne entre 12 et 16 ans, certains dépassant 17 ans. Faites de la prévention votre habitude : poids contrôlé, dents brossées, sauts limités, vaccinations à jour. Vous tenez entre vos mains plus que vous ne le pensez. Et c’est précisément parce que votre chien possède ce courage discret face à la douleur que votre regard attentif compte autant que celui du vétérinaire.

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